Rejoignez Viadeo, le réseau social professionnel choisi par José-Marie BELDA et plus de 45 millions de professionnels

Etre ou ne pas être ?

L’intelligence économique et l’intelligence des risques sont comme les deux faces d’une médaille. L’épaisseur de la tranche qui les réunit est l’indicateur du niveau d’importance que l’on accepte d’accorder aux principes d’une bonne gouvernance.

Côté face, le regard porté sur le monde permet d’identifier les menaces et les opportunités, d’imaginer et de mettre en œuvre des stratégies d’anticipation et de réaction. La veille étant un réflexe communément partagé dans le règne animal, pourquoi "l’homo-economicus" se dispenserait-il d’observer les forces et les faiblesses qui sont en présence ou qui viendraient à l’être ?

Côté pile, le regard porté sur sa propre organisation permet d’identifier les menaces et les vulnérabilités qui la concernent, miroir du dedans et du dehors, confrontation objective au réel impitoyable, afin de décider des mesures ou des contre-mesures et des capacités à déployer pour préserver les personnes, les biens, les infrastructures et l’immatériel. Ne dit-on pas que gouverner c’est prévoir ?

Parmi la diversité des filières et des métiers, dans toutes les situations les enjeux se déclinent simultanément dans les registres du culturel, de l’économique, du social, de l’écologique, de la défense, tant au plan géostratégique que local… L’effet papillon… vous connaissez ?

Dans les contextes rémanents de l’effervescence des intégrismes ou de l’individualisme débridé, du brassage de la crise économique, des bouleversements climatiques, de la concurrence commerciale, des enjeux d’influences, sans omettre, au ras des pâquerettes les pertes de savoirs à l’heure où le papyboom sonne la retraite… les pressions et les agressions de toute sorte ne connaissent pas de frontières. L’information en temps réel que la dématérialisation et la convergence numérique amplifient et diluent à la fois, induit des ajustements souvent insoupçonnés malgré les encadrements normatifs et une règlementation omniprésente. Dans quel domaine pourrait-on encore croire que le risque zéro existe ?

Signal faible, signal fort, péril imminent, opportunité de marché, posture offensive, posture défensive, innovation, obsolescence, effet de mode, climatologie, démographie, technologie, fait de société, risque asymétrique, tous les facteurs de déséquilibre et d’arbitrage doivent être mis en perspective dans des analyses comparées à priori et à posteriori. La nature des dangers et leur niveau de criticité n’évoluent-ils pas en permanence ?

Désormais, à l’instar du risque pénal ou du risque civil pour le chef d’entreprise, la personne morale et/ou ses organes de direction, l’institution, les personnalités qualifiées, sont exposées à la vindicte publique et/ou à une implication judiciaire. Aucun acteur dans aucune profession, dans aucun secteur d’activité, dans aucune forme ni taille de structure n’en est exempt dès lors qu’à son encontre il peut être invoqué quelque manquement au principe de précaution. Qui peut aujourd’hui être inconscient de ces enjeux ?

Ah, le fameux et sacro-saint Principe de Précaution ! Aussi connu que le loup blanc ou le monstre du Loch Ness : tout le monde l’invoque souvent non sans affecter une attitude convenue de componction prémonitoire… au cas où… C’est au nom dudit principe que s’installent et prospèrent les blocages psycho-sociologiques et économiques, conduisant au déni de prise de risque, au repli sur soi, à l’immobilisme, à la perte de compétitivité. Faudrait-il donc tout arrêter ?

En réalité, la jurisprudence établit que la sanction ne procède pas tant de la responsabilité quant aux conséquences du risque avéré que des insuffisances et incompétences des personnes en charge de… à anticiper les risque potentiels et à mettre en place les dispositifs de prévention, de préservation, de secours, de dissuasion, de réparation, d’alternative ou de « plan B », appropriés aux situations critiques dont il s’agit. N’est-ce pas de cela dont il convient de faire la preuve ?

Tout est dans l’épaisseur de la tranche évoquée, juste entre Pile et Face, sans pour autant laisser place au hasard. C’est dans cet espace évolutif et collaboratif que se situent les moyens d’une gouvernance éclairée, fondée sur l’approche systémique transdisciplinaire continue du risque global. La méthode est d’autant plus consistante que la réflexion s’émancipe des clivages sectoriels limités à l’appréhension d’une problématique isolée du tout. La démarche est d’autant plus pérenne que les moyens sont intégrés dans le but de procurer au niveau décisionnel une vision panoramique et historique de l’ensemble des menaces, des vulnérabilités, des opportunités, considérées en leur état respectif de criticité et d’avancement. Mais au fond, quel est le niveau d’acculturation au risque global des acteurs ?

Alors, être ou ne pas être… convaincu de l’urgence à installer un dispositif permanent de veille, assorti d'un dispositif étroitement lié d’action / réaction, son corollaire, telle est la question déterminante ?

Si la réponse est oui, alors regardez le système MaatPilot™ : là se trouve la solution.